Newsletter #21

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31 octobre.

Samhain – Le jour où le voile entre le monde des vivants et celui des morts se lève, permettant à d’étranges créatures d’errer dans notre monde, déterminées à jouer des tours à ceux qui croiseront leur chemin.

All Hallow’s Eve – Née des rites celtiques et récupérée par l’Église catholique, cette période sombre de l’année est désormais consacrée à la commémoration de nos morts. À travers l’Europe, les tombes fleurissent et les cimetières s’illuminent à la lueur tremblante de centaines de bougies.

Les êtres humains accordent depuis longtemps une place importante à la mort. On estime que les premières sépultures remonteraient à 100 000 ans environ.

Mais, vous êtes-vous déjà demandé à quoi nos ancêtres pensaient lorsqu’ils creusaient la terre pour y déposer un corps sans vie et le recouvrir avec soin ensuite ? Voulaient-ils le protéger de prédateurs, éviter la propagation de maladie ou simplement honorer leurs défunts ?

La réponse à cette question, enfouie sous des centaines de milliers d’années, ne nous parviendra probablement jamais.

Sommes-nous les seuls animaux à considérer nos morts ?

Vous vous en doutez, la réponse est non.

La famille des corvidés est notamment connue pour accorder une attention particulière à ses morts.

Certains scientifiques estiment que l’observation de leurs comportements pourrait révéler une partie des secrets qui recouvrent les origines de nos propres sépultures et rituels.

Après tout, dans la tradition musulmane, Dieu n’a-t-il pas envoyé un corbeau pour apprendre à Cain comment enterrer son frère assassiné ? 

Alors pour cette newsletter d’Halloween, je vous ai dégoté le sujet le plus gothique qui puisse exister.

Un corbeau
qui assiste aux funérailles
d’un autre corbeau.

Et si vous vous posez la question, la réponse est oui :

 Les corbeaux portent du noir à leurs enterrements 🕯️ 

Le corps inanimé d’une corneille sur le sol.

Un cri d’alarme perçant déchire le jour.

 En réponse, des silhouettes sombres se rassemblent et se perchent à proximité. Tantôt silencieuses, tantôt poussant de longs cris. Elles restent là, parfois une minute, parfois des jours entiers.

Vous voilà cordialement invités à un enterrement de corvidés.

Petit conseil d’une personne qui vous veut du bien : si vous tombez sur le cadavre d’un corvidé devant votre maison, attendez sagement la nuit pour le retirer en toute discrétion, vous éviterez ainsi d’être sur la liste noire des oiseaux de votre quartier.